Editorial

Aujourd’hui plus que jamais : NO G7 !

Du 15 au 17 juin prochain, à quelques km du Valais, la ville d'Évian sera le théâtre d’un triste spectacle : le rassemblement des dirigeants impérialistes du G7. Sous couvert de régulation économique et de géopolitique, ce club des sept puissances parmi les plus riches de la planète se réunit une fois de plus pour orchestrer la direction capitaliste et impérialiste du monde. Ce sommet ne représente rien d'autre que l’arrière-boutique d'un système à bout de souffle qui, pour maintenir l’hégémonie du Nord global, glisse dangereusement vers la fascisation et la violence systémique. L'alliance du capital et des forces réactionnaires La crise généralisée qui secoue le capitalisme mondial pousse ses principaux acteurs à une radicalisation autoritaire. Ce n’est pas une coïncidence si les thèmes et le vocabulaire de l’extrême droite saturent désormais l'espace public. Qu'ils soient portés par des figures ouvertement populistes ou par une droite décomplexée, les agendas sont les mêmes : maintenir un ordre inégalitaire par la force. Pour garantir les profits d'un système où 1 % des plus fortunés détient près de la moitié des richesses mondiales, les gouvernements du G7 intensifient l'austérité, cassent les services publics et répriment durement les mouvements écologistes, antiracistes et de solidarité. La gestion viriliste et sécuritaire des affaires du monde nourrit la haine. Aujourd'hui, l'offensive masculiniste menace directement les droits fondamentaux arrachés de haute lutte par...

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Yoann Bodrito, rédacteur en chef du Peuple.VS

Extrait du dernier numéro

L’été le moins chaud du reste de nos vies

À l'heure où j'écris ces lignes, la Suisse termine sa 4è canicule de 2026. Ou la 5è. Je ne sais plus. Peu importe. Nous vivons l'un des étés les moins chauds du reste de nos vies, notre nouvelle normalité. Nous avons entendu des phrases du type "tout le monde a chaud, nous sommes toustes à la même enseigne. Même Bernard Arnault a chaud". Non. C'est faux. Arnault, comme les ultra-riches, ne souffre pas de la chaleur dans ses propriétés climatisées avec piscine ou dans son jet privé. Cependant, il est, tout comme ses pairs, immensément responsable du dérèglement climatique. À la lumière d'un mépris de classe systémique, les plus vulnérables paient le prix fort d’un réchauffement climatique dont ils sont pourtant les moins responsables.Les inégalités face à la chaleur existent et sont largement documentées. L’âge, le revenu, l’état de santé, le logement, le quartier et d’autres facteurs déterminent la vulnérabilité face aux canicules.[1] La chercheuse et doctorante Alice Guilbert...

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