Editorial
Bonne année quand même
Comme à chaque fin d’année, c’est l’heure des messages de vœux. Une année se termine, une nouvelle commence, l’espoir pour certains·es, la continuité pour d’autres. À défaut de bonnes résolutions, je nous souhaite de prendre part à des révolutions. Partout, toujours. De nous rebeller davantage contre tout ce mépris qui gangrène nos vies. Achetons moins, partageons plus. Vendons moins, donnons davantage. Travaillons moins, aimons-nous plus. Gaspillons moins, épanouissons-nous enfin. Cessons d’engraisser les lobbies et les multinationales qui ne pensent qu’au profit et nous refilent leur daube emballée dans du marketing. Privilégions le local plutôt que ces marchandises qui ont fait plusieurs fois le tour du monde avant d’atterrir dans nos rayons. Instruisons-nous par nous-mêmes, développons notre esprit critique, au lieu d’avaler sans broncher les récits prémâchés de certains médias aux bottes de milliardaires. Arrêtons d’être des esclaves de la télévision, de la publicité, et surtout de cette société individualiste où le chacun pour soi a remplacé toute forme de solidarité. On nous a asséné de slogans creux comme « no pain no gain », on a voulu faire de nous des individus forts, performants, égoïstes, en nous faisant croire qu’un abonnement à la salle de sport nous rendra forcément meilleurs. Le véritable progrès serait pourtant une société plus ouverte au monde, moins discriminatoire, qui se bat pour les autres et fait du partage une finalité. Le progrès c’est de continuer...
Yoann Bodrito, rédacteur en chef du Peuple.VS
Extrait du dernier numéro
Je suis antifasciste !
Je suis antifasciste depuis que j’ai découvert ce qu’était le fascisme, lorsque j’étais tout jeune et que j’apprenais mes leçons d’histoire. Quand j’ai vu l’incommensurable horreur que l’on pouvait commettre, non pas au nom du bien commun, mais au nom « de la race », « de la nation », « du chef ». Les images qui viennent à l’esprit sont évidemment connues : des cadavres entassés dans des fosses communes, des corps décharnés, le regard vide, des « pyjamas rayés » des camps « de travail », des cheminées, des « douches », etc. Mais ceci n’est que l’ultime conséquence du fascisme, car tout commence lentement, tout doucement. Comme une petite mélodie rassurante. Une mélodie qui désigne des responsables. Tout ce qui est différent devient coupable de tous les maux. Étrangers. Juifs. Musulmans. Noirs. Communistes. Socialistes. Journalistes. Pacifistes. Démocrates. Homosexuels. Handicapés. Etc. Le chômage ? C’est leur faute ! L’amoralité ? C’est leur faute ! La surpopulation de l’espace vital...
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