Le 8 mars, les votations porteront sur une initiative capitale : l’initiative (contre la) SSR.
Syndicom et les syndicats de l’USVs s’engagent dans la campagne contre cette initiative. Nous vous transmettons ci-dessous quelques informations/ arguments que vous pourrez utiliser auprès de vos connaissances, afin de les inciter à voter NON.
Petit topo : qu’est-ce que la SSR ?
- Association qui détient 5 unités régionales de médias, dont la RTS- radiotélévision suisse romande ;
- Rassemble plus de cent métiers différents, pas seulement des journalistes ;
- Financée par la redevance des ménages etdes entreprises ;
- Mandat de diversité, de qualité des contenus et de représentativité de toutes les régions du pays (RTS, SRF, RSI, RTR).
Concrètement, outre l’actualité quotidienne, nationale et internationale, la RTS met en avant la créativité littéraire, musicale et les performances sportives de toutes les régions ; elle diffuse près d’une centaine de sports. Elle est, enfin, un acteur central de la diffusion culturelle.
Que demande l’initiative ?
- Réduire de moitié le budget de la SSR en faisant passer la taxe de 300 à 200 chf et en exonérant les entreprises.
Conséquences :
- Disparition pure et simple de la RTS ;
- Impact dramatique pour la cohésion sociale et nationale, que garantit la représentation des intérêts régionaux dans les médias.
- Traiter uniquement de l’actualité, ce qui aura pour conséquences :
- Disparition des émissions (notamment régionales) traitant en particulier du sport et de la culture (offres pourtant importantes de la RTS).
- Perte de la production et de la diffusion culturelles nationales, régionales et locales.
Que se passerait-il encore en cas de victoire de l’initiative ?
- Disparition de la SSR des réseaux sociaux en raison de la réduction brutale des ressources financières. Conséquence : perte d’un accès important à un actualité fiable et diversifiée pour la population, notamment la jeunesse.
- Impact négatif sur le pouvoir d’achat de la population, notamment des familles :
- En réduisant son offre hors actualité, l’initiative poussera les ménages à prendre des abonnements – chers – sur les plateformes ou des diffuseurs privés ;
- Elle libérera complètement les entreprises du paiement de la redevance, et fera donc porter toute la charge de la redevance sur les ménages, pour une offre divisée par deux.
Que répondre aux arguments des initiants :
- « 200 francs » : une épargne qui n’en est pas une.
- « La SSR fait concurrence au privé » : faux, la SSR ne s’occupe pas d’infos locales, au contraire des médias privés. Elle favorise aussi la diversité des médias, ce qui ne crée pas de situation de concurrence mais favorise la qualité du journalisme et de l’info que nous voyons quotidiennement.
- « Les médias sont de gauche » : faux, l’information de la SSR est traitée selon les règles déontologiques de la profession qu’appliquent aussi les journalistes des médias privés.
Bien entendu, sous ces arguments fallacieux, cette initiative est une attaque contre le service public de l’information, avec des conséquences absolument néfastes à plusieurs niveaux.
En ces temps incertains, nous avons besoin d’informations complètes et fiables.
Le Groupe SSR offre des programmes indépendants et de qualité à l’ensemble du pays.
La SSR est un important service public, qui assure la cohésion de la Suisse.
Ses chaînes de radio et de télévision informent la population dans les quatre langues nationales.
L’initiative SSR n’est pas une mesure de réduction budgétaire sans danger. Au contraire, elle affaiblit le service public, menace ses programmes et fragilise ainsi le pays.
Pour toutes ces raisons, nous vous invitons à glisser un NON dans les urnes le 8 mars.
Elisabeth Di Blasi, secrétaire syndicale Syndicom