Editorial

La libération ne tombera jamais du ciel, elle doit s’arracher

La Suisse n’avait pas connu pareille mobilisation depuis longtemps. Des rassemblements spontanés, des cortèges improvisés, des manifestations organisées dans tout le pays. Partout, des milliers de personnes se lèvent pour dénoncer le massacre à Gaza et la complicité silencieuse de la Suisse. Ces élans populaires font chaud au cœur dans un pays qui se veut neutre mais s’enfonce, chaque jour un peu plus, dans une inertie conservatrice. Malgré la répression croissante et les intimidations policières, la rue se fait entendre. Tout le monde l’a entendu. Sauf peut-être nos dirigeants. Du Conseil fédéral au Parlement, c’est le silence. Un silence gênant, assourdissant. Et le portevoix de cette politique de lâcheté se nomme Ignazio Cassis. Ou « Ignazio le collabo » pour reprendre les mots de Carlo Sommaruga. Ni la reconnaissance de la Palestine, ni la moindre sanction contre un État accusé de crimes de guerre : notre pays s’est clairement rangé du côté des complices. Appeler cela « neutralité » est une insulte à l’histoire humanitaire de la Suisse. Car rester muet face à l’injustice, c’est choisir le camp du plus fort. Mais le problème dépasse une seule personne. Il touche à la structure même du pouvoir fédéral. La collégialité, principe sacré de notre démocratie, ne saurait devenir un bouclier contre la responsabilité morale. Quand une politique commune entache la crédibilité humanitaire de la Suisse, chaque membre du Conseil fédéral doit choisir : la conscience ou la...

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Yoann Bodrito, rédacteur en chef du Peuple.VS

Extrait du dernier numéro

Redistribution des richesses, pour une Suisse plus juste

Préoccupation aussi vieille que son existence, la redistribution des richesses est au cœur du projet socialiste. Elle part du constat, réel et documenté depuis des années, que les classes les plus aisées concentrent et accaparent de plus en plus de richesses, alors que les classes laborieuses voient leur pouvoir d’achat stagner, voire diminuer. Un tel écart entre les deux « classes » n’a pour effet que d’exacerber les tensions sociales et n’est que source de colère. Malheureusement, celle-ci n’est pas tournée vers les vrais coupables de la situation, mais au contraire attisée par ces derniers afin de mieux diviser les travailleurs, qui n’auront donc pas l’occasion de se « révolter ». Mais c’est un élément sur lequel je pourrais revenir dans un prochain article.  Pour en revenir à la redistribution des richesses, en attendant que nous vivions dans un monde idéal où chacun pourra bénéficier d’un salaire décent et où personne n’aura de revenus atteignant des chiffres indécents...

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